Le Mythe De Sisyphe Camus Explication Essay

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Albert Camus (kah-MEW) considered his vocation to be that of novelist, but the artist in him was always at the service of his dominant passion, moral philosophy. As a result, Camus was led to cultivate several other literary forms that could express his central concerns as a moralist: the short story, drama, and nonfiction forms such as the philosophical essay and political journalism, all of which he practiced with enough distinction to be influential among his contemporaries. Moreover, these works were generally written side by side with his novels; it was Camus’s customary procedure, throughout his brief writing career, always to be working on two or more compositions simultaneously, each expressing a different facet of the same philosophical issue. Thus, within a year of the publication of his most celebrated novel, The Stranger, there appeared a long essay titled Le Mythe de Sisyphe (1942; The Myth of Sisyphus, 1955), a meditation on the meaning of life in an irrational universe that begins with the assertion that the only serious question confronting modern man is the question of suicide and concludes with a daring argument that finds in the legend of Sisyphus a strangely comforting allegory of the human condition. Sisyphus, who becomes in Camus’s hands an exemplary existentialist, spent his days in the endlessly futile task of pushing a boulder to the top of a hill from which it always rolled down again. Every human life is expended as meaninglessly as that of Sisyphus, Camus argues, yet one must conceive of Sisyphus as happy, because he was totally absorbed by his assigned task and found sufficient satisfaction in its daily accomplishment, without requiring that it also...

(The entire section is 700 words.)

Suicide et Philosophie : Le Mythe de Sisyphe et la philosophie de l’absurde

Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide

Selon Camus, le suicide est un signe de manque de force face au “rien”. Car même si la vie est une aventure sans signification absolue, elle toujours vaut la peine. Comme il n’y a rien d’autre que la vie elle-même, la vie devrait être vécue à son maximum afin de comprendre la signification de l’existence. Pour Camus, c’est aux hommes eux-mêmes de donner sens à la vie.

Dans un monde soudainement dépourvu de l’illusion et de lumière, l’homme se sent comme un étranger. L’homme est isolé de toute logique, sans explication de l’existence,  ce qui provoque chez lui une “angoisse existentielle” (Camus n’a jamais utilisé cette expression existentialiste, nous interprétons).

Comment peut-on exister sans utilité ou signification? Comment peut-on créer du sens? Le Mythe de Sisyphe répond cette question en utilisant le célèbre mythe. Considérant le sort de Sisyphe, condamné à pousser une pierre au sommet d’une montagne, laquelle retombe à chaque fois. Camus affirme qu’il est facile de déclarer son existence absurde et sans espoir. Il serait facile de croire Sisyphe pourrait préférer la mort. Or, Camus tente une autre analyse de ce mythe.

La solution de Camus consiste à vivre l’absurde, ce qui signifie une absence totale d’espoir (qui n’est pas la même chose que le désespoir), une réflexion permanente (ce qui n’est pas la même chose que le renoncement), et une insatisfaction consciente (ce qui n’est pas la même chose que l’anxiété juvénile).

Camus et le héros absurde

Pour Camus, Sisyphe est le héros ultime de l’absurde. Il a été condamné pour avoir défié les dieux et combattu la mort. Les dieux ont pensé qu’ils avaient trouvé une forme parfaite de torture pour Sisyphe, qui attendrait l’impossible, que la pierre reste au sommet de la montagne. Les dieux pensaient générer une frustration permanente, fondé sur l’espoir sans cesse renouvelé de Sisyphe.

Pourtant, défiant à nouveau les dieux, Sisyphe est sans espoir. Il abandonne toute illusion de réussite. C’est à ce moment de désillusion que Camus considère Sisyphe comme un héros. Sisyphe commence à voir sa capacité à continuer, encore et encore, à supporter le châtiment, comme une forme de victoire.

La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir le cœur d’un homme. Nous devons imaginer Sisyphe heureux, heureux d’accomplir son devoir d’homme, celle de continuer à vivre malgré l’absence de sens du monde.

Plus tard, Camus appellera à la révolte contre l’ordre métaphysique du monde.

Citations extraites du Mythe de Sisyphe :

– “Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie”

– “L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites”

– “A partir du moment où elle est reconnue, l’absurdité est une passion, la plus déchirante de toutes”

– “Ce monde en lui même n’est pas raisonnable, c’est tout ce qu’on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c’est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme”

– “Les grandes révolutions sont toujours métaphysiques”

 

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